Les Opposants et leurs raisons

    

        La question de l'euthanasie est sans doute l'une des plus complexes qui soit, faisant intervenir le domaine du privé, ainsi que des problèmes à la fois éthiques et humains. L’euthanasie à toujours été un sujet très discuté de par les valeurs juridiques et morales qu'elle représente. Elle ne correspond pas aux idéologies religieuses et encore de nos jours elle va a l’encontre des normes de notre société. Certaines personnes voient cela comme une aide à obtenir une "bonne" mort, une mort " digne" tandis que d'autres, considèrent cet acte comme un homicide et une dégradation de la dignité de la vie humaine. Cela explique pourquoi les débats sont si houleux et partagés. Et ce débat n'est pas finit, la « cause » est les Baby Boumers. Aujourd’hui nous avons affaire à de plus en plus de demandes d’euthanasie parce que la population en âge avancé est de plus en plus nombreuse. Notre société n’a jamais apprit à s’occuper de personnes dépendante de l'autre que sont les personnes âgées.
Dans cette partie nous allons donc nous intéresser dans un premier temps  aux lois qui régissent ce sujet. Puis dans un second temps nous allons voir un par un les personnes et institutions qui sont contres la légalisation de l'euthanasie, en nous demandant pourquoi le sont-ils ? Quelles sont leurs raisons ?

LA LOI FRANCAISE & LA DEONTOLOGIE MEDICALE



  • La loi française, et son évolution.

          L’euthanasie active est interdite en France, et reste assimilée à un homicide volontaire. Dans le code pénal aucune loi ne traite spécifiquement de l'euthanasie. La mort donnée à un patient (euthanasie active), quel que soit son état et son vœu, est considérée comme un homicide : un acte de tuer volontairement. Ces pratiques sont donc sévèrement punies par la loi. Le code pénal précise en effet que le "meurtre", la "non-assistance à personne en péril" et "l'empoisonnement" sont des crimes passibles d'un procès devant les assises. Ces crimes sont punissables de peines allant de 30 ans de réclusion criminelle à la perpétuité. Le code pénal prévoit aussi l'interdiction d'exercer la profession de médecin pour ceux qui se rendent coupable de cet acte considéré comme criminel.

En Janvier 2011 et en février 2012, une loi était censée passer au sujet de l’euthanasie, mais cela n’eu finalement pas lieu. Les directives européennes sur l'euthanasie active rejoignent les lois françaises. Le droit européen prévaut sur le droit français, c'est pourquoi il est important de citer la loi européenne qui s'applique dans les cas d'euthanasie. Le Conseil de l'Europe a adopté le 26 juin 1999 une recommandation sur la protection des droits de l'Homme et de la dignité des malades incurables et des mourants, condamnant l'euthanasie active, c'est-à-dire l'acte de donner la mort à un malade, mais autorisant l'arrêt de l'acharnement thérapeutique : l'euthanasie passive.

C'est donc en 2003, à la demande du prédisent Jacques Chirac que Jean Leonetti , médecin et député des Alpes-Maritimes est chargé d'une « mission parlementaire sur l’accompagnement de fin de vie »
Le 12 avril 2005, le Sénat adopte son texte de proposition de loi. Cette loi, relative aux droits des malades et à la fin de vie, permet d'arrêter un traitement ou de refuser un acharnement thérapeutique. Cependant, il ne légalise absolument pas l'euthanasie.

 

  • Le code déontologie médicale

L'article 38 alinéa 2 du code de déontologie médical français interdit au médecin de provoquer délibérément la mort du malade quelque soit son état. Il est mentionné que "le médecin doit accompagner le mourant jusqu'à ses derniers moments, assurer par des soins et mesures appropriés la qualité d'une vie qui prend fin, sauvegarder la vie du malade et réconforter son entourage. Il n'a pas le droit de provoquer délibérément la mort". La violation de cette disposition entraîne des sanctions disciplinaires et pénales.

 

 


LES OPPOSANT ET LEURS RAISONS

 

 

On observe une réelle hétérogénéité  chez les opposants mais leurs revendications sont toutes plus ou moins identiques. Tous voient que la vie est un don, ils ont peur des dérives, d’une banalisation et ainsi de tomber dans la facilité.

  •   LES POLITIQUES :  

L’euthanasie est un point phare de tous programmes présidentielles, et à la veille de l'élection présidentiel de 2012 les candidats ont déjà donné leur point de vue, que vous pourrez retrouver ici.

Le gouvernement actuel a voté contre la légalisation de l’euthanasie à de nombreuses reprises. Portés par l’argument suivant :        
«  Même si l’on en venait à considérer l’euthanasie comme bénéfique, justifiée et légalisée, les risques en seraient trop grands. En effet, autoriser l’euthanasie pourrait conduire à une diminution progressive de la valeur de la vie, et emmener  (avec un brin d’exagération), d’ici quelques années à la législation du meurtre.
On pourrait également faire forte pression sur le malade pour qu’il fasse une demande d’euthanasie, à cause de son coût à l’état, à sa famille,
ou alors une pression du futur de sa place sociale en tant que diminué physiquement et psychiquement. Il risquerait de ne plus pouvoir changer d’avis à partir d’un certain degré d’inconscience, ce qui pourrait être contraire à sa volonté. Enfin, on risquerait régulièrement la confusion entre la volonté du patient et celle de ses proches, qui ne supporterait plus sa présence. »
En février 2011, le Sénat a voté contre la proposition de Jean-Pierre Godefroy (PS), Alain Fouché (UMP) et Guy Fischer (PCF) visant à l'instauration d'une "assistance médicalisée pour mourir".
Robert Badinter, sénateur socialiste des Hauts de Seine, homme politique très écouté en France qui a  été le principal acteur de l'abolition de la peine de mort, a été auditionné par la mission Leonetti sur le débat de la fin de vie. Il considère que la loi du 22 avril 2005 est "satisfaisante" et s'est montré sceptique sur l'idée d'une "exception d'euthanasie", "le droit à la vie est le premier des droits de l'homme, personne ne peut disposer de la vie d'autrui" Tous ces opposants prônent l’amélioration des soins palliatifs, et les chiffres leurs donnent raison ; aux Pays-Bas - où l’euthanasie est autorisée, mais où les progrès en soins palliatifs ont été considérables - les demandes d’euthanasie ont fortement diminuées grâce à l’amélioration de l’accompagnement.  En France si l’euthanasie est acceptée et que l’accompagnement reste inchangé on délaisserait la possibilité de soins palliatifs, car l’euthanasie reviendrait moins chère, et on la pratiquerait même quand la nécessité ne serait pas absolue.


Ils s’opposent aussi à toute exception d'euthanasie active ; Notion proposée par le Comité consultatif national d’éthique afin de permettre, dans certains cas exceptionnels, de provoquer la mort d’un malade. A ceci ils repondent : » On se souvient que l’avortement ne devait être pratiqué dans les hôpitaux que pour répondre à une situation exceptionnelle. Il remplace aujourd’hui, aux frais de la Sécurité sociale, la contraception dans un grand nombre de cas. Une telle dérive ne saurait épargner la pratique de l’euthanasie dans une société où la longévité s’accroît régulièrement avec ses souffrances et multiples dépendances, ce qui pèsera de plus en plus sur le budget de la Santé, d’où certaines tentations...

 

 

  • LES PROFESIONNELS DE SANTE

           La grande majorité des médecins est contre l’euthanasie. Ils rétorquent que la pratique de l’euthanasie est incompatible avec certaines visions du métier de médecin, tel qu’il apparait dans les différentes versions du serment d’Hippocrate.  Certains médecins refusent de donner la mort, estimant que ce n'est pas leur rôle. De plus les médecins ne reçoivent pas de formations pour agir face à la mort. Durant leurs études de médecine, on leur apprend uniquement à soigner, c'est leur seul objectif. La maladie est souvent vue comme un combat où dans certains cas les médecins sont perdants.  Par ailleurs, certains médecins avouent qu'ils auraient tendance à abuser de l'euthanasie si une loi en faveur de celle-ci serait légalisée.
Les infermières sont quant à elles tout aussi défavorables. Elles sont souvent victimes de solitude et de désarroi, premières exposées aux demandes d'euthanasie de famille désemparées et sont parfois mal formées pour agir face à la mort. Elles ont peur que si la loi passe, ce sont elles qui devront administrer la substance tueuse sous l’ordre du médecin.
La relation entre les médecins, infermières et le malade repose sur la confiance. Le patient accepte volontiers la perfusion ou les comprimé prescrits sans réellement savoir ce que c'est et leurs effets mais nous sommes persuadés que le médecin fera tout son possible pour obtenir notre guérison.
Que deviendrait l'image du médecin ; de l’infermière si l’on sait qu’il arrive fréquemment que ce professionnel utilise sa science pour tuer ?
Par ailleurs, les contempteurs de cette proposition de loi réfutent l’argument selon lequel les exemples étrangers sont une réussite. Ainsi, de Sylvain Rakotoarison : "Les rares cas où des pays ont introduit des législations favorisant l’aide à mourir montrent que des dérapages existent. Qu’adviendra-t-il si c’est un État lui-même qui voudra en abuser ?"
Les "antis" considèrent en outre que voter une telle loi reviendrait à "baisser les bras" devant les pathologies momentanément incurables

 

  • LES MALADES ET LEURS PROCHES

          Chez les patients malades les demandes d'euthanasie peuvent venir d'un état psychologique grave. Selon l'étude du professeur Chochinov (psychiatre), 60% des patients demandant l'euthanasie sont gravement déprimés. Selon cette même étude, seul un petit nombre de patients font leur demande de manière claire.
Derrière une demande d'euthanasie se cache souvent un manque de sociabilité et d'amour. Les malades sont parfois mal compris ou peu entendus par leur famille. En effet, le docteur K.T. SEVERSON, a remarqué que « les études cliniques aux Etats-Unis accréditent l'idée que la pensée du suicide assisté chez les malades en fin de vie est liée à une douleur mal calmée, la perte de contrôle, la dépendance, la perte de dignité. » Ils se trouvent généralement exclus de toute vie sociale. Leur état physique et psychologique  amènent à un cas d'incapacité de décider. La décision doit donc être prise par quelqu'un d'autre. Généralement c'est un proche mais alors nous nous posons la question d’objectivité de ce tiers ; c'est un vrai risque de dérapage (pressions/intérêts financières)

Mais c'est alors pour parer tout risque, les individus en bonne santé émettent des directives anticipées a suivre en cas de souffrance aigüe, d’un cas de développement d’une maladie difficile a vivre et incurable mais aussi en cas d’inconscience et dont le réveille est incertain. Mais ces mêmes personnes changent souvent d’avis au moment où ils sont véritablement confrontés à la situation.  C'est-à-dire qu’ils prennent conscience de la valeur que peut avoir leur vie, lorsqu’ils sont dans la souffrance.

 


  • LES RELIGIONS 

 

Le C atholicisme:       Liste rédiger par podcasters.fr <=Le Vatican applaudit un vote européen contre l’euthanasie.

 L'euthanasie est en opposition directe avec le 5e commandement : " Tu ne tueras point ".En conséquence, toute forme d'euthanasie est donc totalement rejetée par les catholiques.
"Quels qu'en soient les motifs et les moyens, l'euthanasie directe (...) est moralement irrecevable", "Elle constitue un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur", selon les articles 2277 et 2278 du catéchisme.
Selon le Père Dominique Foyer: "Dieu a donné la vie, c'est à lui de la reprendre. Nous ne sommes pas propriétaires de notre vie, nous devons la respecter". Il faut du temps pour naître comme il en faut pour mourir.
La religion catholique encourage néanmoins les soins palliatifs, qui consistent à accompagner le malade en fin de vie.

 

Le Protestantisme :
Le protestantisme prône le libre examen. Contrairement aux catholiques, les protestants soutiennent l'idée que Dieu n'est pas exclusif dans le fait de disposer du droit à la vie.

Approximativement, les pays d'Europe du Nord, à majorité protestante, sont plus ouverts à la demande d'euthanasie que les pays du Sud (France, Espagne, Italie).

 

L'Islam :
Dans l'islam, l'Homme représente la créature qui porte la divinité sur Terre. L'euthanasie ne se pratique pas, car l'être humain ne possède pas son corps, c'est Allah qui en dispose. C'est lui qui décide de l'heure et du lieu de son décès. Si l'homme décide du contraire, c'est qu'il commet un crime envers la divinité. L'euthanasie active est donc totalement interdite. La seule chose permise est de laisser la personne mourir naturellement.

 

Le Judaïsme:
Pour le judaïsme, le respect absolu de la vie humaine prime et si l'on peut soulager les douleurs, il ne faut en aucun cas hâter la mort.

"On peut atténuer les souffrances par des calmants si ceux-ci ne hâtent pas la mort à coup sûr"  selon le Rabbin Kling. L'euthanasie active est donc condamnée sans appel. « C'est Dieu qui donne la vie. [...] Celui qui détruit une vie, même d'un instant, c'est comme s'il détruisait l'univers entier. Il est donc défendu de faire quoi que ce soit qui puisse hâter la fin de vie d'un agonisant. », explique le Rabbin Guggenheim.
Une concession épandant, le renoncement d'actes médicaux sans espoir (euthanasie passive) est distingué de l'euthanasie active.

 

Le Bouddhisme
Les bouddhistes, qui croient en la réincarnation, déconseillent l'euthanasie : pour eux, il est probable que cela ne fasse qu'empirer la situation du patient. Ils ne condamnent pas ceux qui demandent ou effectuent l'euthanasie, mais ils incident à ne pas recourir à des moyens "contre-productifs".

D'après le Dalaï Lama «On peut être confronté à des situations exceptionnelles mais, en règle générale, il est préférable de laisser une personne mourir à son heure. Ce que nous endurons est dû à nos propres karmas passés et nous devons en accepter le résultat. Tout doit être fait pour éviter de souffrir; mais si rien ne peut plus enrayer le problème, la souffrance doit être considérée comme le résultat inévitable de nos karmas ».

Commentaires (7)

1. Estelle 2017-02-12

C est quand même con de refuser d aider a mourir quelqu'un qui le veut vraiment. Si cette personne ne croit pas au paradis, pourquoi l obliger a souffrir alors qu'elle souhaite en finir. C'est de l'égoïsme pur. Toutes les raisons sont bidons. Es belges sont moins bêtes que les français et plus respectueux du choix individuel. La religion des autres ne doit pas empêcher une personne de faire son propre choix.

2. bonzoir 2017-01-26

oh hello guys !

3. manonkllkshu (site web) 2017-01-13

c est tropnul manon est mieux et indira tillay aussi allez voir son fb

4. Delucinges (site web) 2016-11-24

NIAAAAAAAAAAAAAAAAA VOUS ETES NULS NIAAAAAAAAA

5. le mec qui trouve ca nul 2016-04-08

c'est de la putain de merde

6. le mec qui trouve ca nul 2016-04-08

c'est de la putain de merde

7. Naillon 2015-10-15

Pouvez vous faire mon dossier pour l'EMC svp

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